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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 16:16
Attaque sauvage

Pauvres cocorettes, décidément... Alors qu'elles sont maintenant installées dans un enclos de 8x15 bien sécurisé (enfin, du moins, l'espérais-je), voilà que Kojak se rappelle à mon bon souvenir. Kojak, si on s'en souvient, c'était la plus déplumée de mes pensionnaires, d'où son patronyme. Seulement voilà, Kojak, après un hiver pas trop rude, a vu ses plumes pousser, et bien pousser... et comme elle n'a pas été éjointée comme ses copines, elle vole très bien! Donc elle pris l'habitude de voler au dessus de la clôture et d'arpenter la propriété d'un petit pas précieux et décidé tout le jour, à la recherche de nourriture et peut-être d'aventures.

Nous voilà au tout début du printemps, 3 de mes 4 poulettes sont dans l'enclos (Kojak en goguette, ouf) quand j'entends soudain des cris d'effroi. Je suis malade, interdite de sortie, cloîtrée chez moi depuis plus d'une semaine, mais là, je cours dehors. A ma grande stupéfaction, je vois une buse, une grosse, énorme buse, accompagnée d'une seconde buse un peu plus petite, cramponnée à cette pauvre Kiwi, coincée dans un coin, qui se défend comme elle peut. Mes cris font fuir les buses et je rentre en vitesse enfiler de chauds vêtements, pour pouvoir constater les dégâts à l'aise.

Mes poules sont à présent réfugiées dans leur petite maison et Kiwi pisse le sang, mais c'est moins grave qu'il n'y parait : la buse l'a attrapée au croupion et il y a de belles traces de serres, seulement comme elle est couverte de sang, ses 2 "pas copines" sont complètement dingues et la picorent autant qu'elles peuvent : de vraies furies! Les buses sont cannibales, on ne peut jamais laisser une bête blessée près des autres en pareil cas. Une solution : isoler Kiwi. Mais où et comment? Il y a des boxes libres à l'écurie : j'embarque Kiwi jusque dans un boxe. Un peu d'eau, du grain, la caisse du chat garnie de foin pour qu'elle ait un nid et voilà! Je ne puis faire mieux pour l'instant. Un peu de Tégarome fera l'affaire pour soigner et aider à guérir ses blessures.

Le jour suivant, alors que nous nous absentons de la maison pour une course, juste en revenant, nous voyons au loin la buse. Et à l'arrivée : plus de poules! Les 3 poules restantes sont terrées dans le poulailler. Et je remarque que Roussette a perdu quelques plumes exactement au même endroit que Kiwi. Milliardidjûûûûû! Quelle sale bête, ce rapace, espèce protégée qui plus est. L'après-midi, je la passe à la fenêtre, à observer son manège. De piquets en piquets, du fin fond de ma prairie, elle se rapproche, et termine sur le piquet de coin du poulailler, pour fondre sur l'imprudente qui met le bec dehors. Elle a trouvé des proies faciles : en tout elle va attaquer 3 fois. Il faut agir, mais je ne peux rien faire seule et malade. Donc je demande qu'on veuille bien pour quelques jours enfermer les poules dans un boxe de l'écurie, le temps de trouver une solution.

Et voilà, c'est fait : depuis ce WE, j'ai une magnifique volière à poules! Le poulailler originel a été quelque peu raccourci : il fait environ 8 mètres sur 6, il a un piquet central, auquel on a accroché des tendeurs le reliant à tous les piquets périphériques. Ensuite, on a tendu deux filets à oiseaux pour couvrir le tout et solidement l'arrimer (surtout connaissant le caractère très venteux du plateau de Montigny). Les poules sont revenues dans leur petit enclos, ont découvert les nouveaux aménagements, nous ont abondamment montré leur joie de retrouver leur semi-liberté, ... et 2 beaux et bons oeufs n'ont pas tardé à arriver! peut-être ferai-je un jour une autre transformation plus esthétique, mais en attendant, mes poules sont sauvées! Et mes oeufs aussi!

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 21:05
Les cocorettes (suite et pas fin)

Voilà donc mes petites cocorettes installées dans leur poulailler, le tout dans un enclos de 10x15, bien hâtivement clôturé (aie, ma sciatique). Dès le portillon ouvert, voilà mes protégées qui partent en exploration! Oh, c'est vert? c'est quoi? ça se mange? et de gratter et de picorer de gauche et de droite... Un plaisir de les voir!

 

Le soir venant se pose la question de "vont-elles rentrer?". Ma fidèle conseillère me renseigne : comme ce sont des poules de batterie, elles n'ont aucune notion de vie "normale". Pour elles, il n'y a que la règle de la lumière : "Jour, on bouge; nuit, on dort". Il faut donc leur apprendre à rentrer dans le poulailler pour dormir, toutes seules si possible. Eh bien ça ne sera pas pour ce soir. Elles sont égayées partout dans l'enclos et me voilà à  les attraper une par une pour les remettre dans leur petit bercail.

 

Les 2-3 jours qui suivent verront une nette amélioration : le matin, on sort, c'est acquis. Et le soir, on rentre, c'est acquis aussi. Mais voilà, il pleut, il n'arrête pas de pleuvoir, et du coup, mes cocorettes ne sortent pas! Elles n'aiment apparamment pas du tout la pluie! Donc elles restent douillettement blotties dans le bon nid de paille que je leur ai fait.

 

Une autre chose qui m'inquiète, mais pas outre mesure, c'est le comportement de mon chien. Il est fasciné par les poules. Et le mot n'est pas trop fort. Quand je suis dans l'enclos, il tourne, tourne, tourne, tout excité. Mais mon chien a une sciatique qui l'empêche de sauter, et il y a une bonne clôture bien solide, donc théoriquement, aucun risque! Cependant, si le chien est en présence des poules, je ne donne pas cher de leur peau.

 

Et nous voilà fin de semaine. Une amie vient me rendre visite et je laisse distraitement le chien dehors. Il fait beau, il a l'habitude de rester autour de la maison. En sortant pour récupérer mon chien, je hurle! Eliot est dans l'enclos... Il a sauté sur la clôture, cassé un poteau, et a fait un carnage dans la place! Je pense bien que mes pauvres poulettes ont passé un bien sale quart d'heure. J'évacue le chien avec une solide rouste et fait le compte des dégâts.

 

Une poulette encore un peu plus déplumée terrée dans un coin. Une réfugiée sous le pondoir, entière. Une à moitié enterrée derrière le poulailler, que je crois morte, ... mais qui fait la morte! et est bien vive, ouf! Et la 4ème dans le poulailler, un peu ravagée, mais entière aussi! Quant au poulailler lui-même, il a été à moitié vidé de sa paille d'un côté (l'entrée) et le couvercle du pondoir a volé. Le pondoir est ponctué de coups de crocs... Mes pauvres poulettes ont eu beaucoup de chance de s'en sortir!

 

Deux jours plus tard, je me rends compte avec le beau temps que mes poulettes ont vraiment un souci d'acclimatation : elles sortent maximum 2-3 heures par jour, et le reste du temps, restent à l'abri. Dans le poulailler, elles ont la paille et l'eau, mais pas de nourriture. Et là, elles ont encore vécu un traumatisme avec ce maudit clébard, que je dois vraiment tenir à l'oeil. Idéalement, il me faudrait une vieille poule, qui connaisse les choses de la vie, et qui les entraîne... Alors, pour les réacclimater et leur rendre la confiance, je passe du temps dans l'enclos, je les rassure, je leur parle, je les manipule doucement, gentiment...

 

... et je tiens Eliot à l'oeil. il est soit à l'attache, soit à mes pieds, mais fini la liberté! ... ou alors vraiment surveillée de très près!

 

(la suite au prochain numéro)

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 18:04
Les cocorettes

Fin de l'été, une de mes amies m'informe qu'une ferme bio "liquide" ses poules de 1 an de ponte. Et ça me donne à réfléchir. J'habite la campagne, j'ai de la place, j'adore les oeufs, j'ai déjà eu des poules (il y a bien longtemps, précisons) et je suis en pleine réflexion autant écolo que bio : je fais mon jardin, mon alimentation devient de plus en plus végétarienne, je fréquente quelques magasins bio... Donc avoir ma production d'oeufs-maison, c'est une suite logique.

 

Bon, il faut une maison à ces volatiles. Je vais donc chercher au magasin le plus proche de quoi monter un petit poulailler tout confort pour les futures cocorettes. Poulailler que j'installe dans un coin perdu de l'écurie, comptant sur la double protection des murs et du bois pour protéger les futures occupantes du rude climat montignien. Et au jour dit, munie de 2 casiers fermés, me voilà partie chercher les fameuses poulettes.

 

En arrivant à la ferme, je tombe de haut. Elevage bio, dans ma tête, ça voulait dire poules en liberté, comme chez ma grand-mère... En fait, il s'agit de batterie améliorée par un parcours extérieur. Lumière 17h sur 24 dans le hangar, lequel est vidé, nettoyé et désinfecté complètement 1x par an, raison pour laquelle on élimine ses occupantes en masse. Et cette fois, elles sont 2500... On les attrape façon "sauvage", on les met dans des casiers de transport et on sert les clients au fur et à mesure. Bah, je vais faire mon petit sauvetage à ma petite mesure : au moins 4 poulettes auront la belle vie chez moi.

 

Qui n'a jamais transporté des poules dans une voiture ne connait pas ce sentiment très vivifiant de se savoir un odorat en pleine santé. Je manque de mourir asphyxiée au premier kilomètre!!! C'est que ça pue la rage, ces bestioles! Je fais donc les 30 km qui me séparent de chez moi sous une pluie battante... fenêtres ouvertes... par 10 °... et en inspirant consciencieusement par la bouche, sous peine de d'étouffer! Pouark!

 

L'arrivée à la maison se fait sans heurts et je prends mes 2 casiers pour aller mettre les nouvelles poulettes dans le poulailler fermé. Le temps que tout le monde s'habitue. ... Naïveté quand tu nous tiens... Ah oui, je pensais les garder enfermées 2 jours et puis ouvrir la porte, et avoir des poules "bien élevées" qui allaient faire leur petite vie de poules des champs et rentrer sagement le soir.

 

... sur ces entrefaites, je bavarde beaucoup avec une amie, qui fait du sauvatage de poules de batterie depuis quelques années et est devenue une référence en la matière. Et mes belles certitudes s'effondrent comme un château de cartes! Ces pauvres poulettes ne sont absolument pas sociabilisées. Elles vivent en hangar la plupart du temps, celui-ci leur offrant gîte, couvert, nourriture en permanence. Les rares excursions dehors, c'est juste picorer 3 brins d'herbe et vite rentrer se mettre à l'abri! Il faut donc leur apprendre, dans un petit enclos, une vraie vie de poules : le matin, on ouvre le poulailler, on va se dégourdir les patounes la journée dans le pré et le soir, on rentre au bercail, tout simplement.

 

Branle bas de combat : je cours au magasin me procurer 50 mètres de clôture en ursus, je démonte un bout de paddock (ouf, les poteaux vont être bien utiles), et je monte un enclos pour ces demoiselles. Qui vont enfin pouvoir mettre le bec dehors! ... le tout se soldant pour moi par une jolie crise de sciatique. ... et voilà donc mes cocorettes installées dans un bel enclos, près de la maison, dans leur joli cabanon... et avec mon chien, fasciné, qui tourne autour.

 

(suite au prochain numéro)

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 15:22
Motivation zéro pointé

Alors, après une mauvaise période (migraine sur migraine sur migraine), quelques pépins de santé supplémentaires (5 jours toute plate dans mon lit) et quelques jours pour récupérer un peu, hier, dans un sursaut et grâce à une amie encourageante, je m'en vais quérir le Naranou. Facile : suffit de l'appeler. L'espoir de la bouffe ramène tout le monde à l'écurie en un temps record en ces temps de "régime" à l'herbe verte.

 

Un bon pansage plus tard (on traduit par lui avec un kg de poils en moins et moi avec un kg de poils partout), je prends le temps d'oindre mon dermiteux dont les quelques crins sauvegardés essayent de repousser. Je vais non seulement terminer couverte de poils, mais dégageant une délicate senteur d'huile de cade! En route pour la séance de longe.

 

En pratique ça donne une longue discussion sur le sens de la longe (on est moyennement d'accord), le départ (il n'est pas d'accord), quelques levades (je ne suis pas d'accord), l'allure (on s'accorde comme on peut), et la durée de l'opération (il est pour le minimum syndical, moi pas). Mais on y arrive, si, si! Et sans s'énerver en prime. Pendant ce temps-là, Grana s'époumone à appeler son mâle. Ca aide beaucoup à la concentration.

 

La suite, c'est seller, brider, et travail en main. Seller, c'est un roman avec Naran. S'il est attaché, il tire au renard, donc je détache systématiquement, et le laisse brouter, seul moyen pour lui de se détendre pour passer ce mauvais moment... Sauf qu'il se gonfle, l'animal. Et pas qu'un peu. Résultat concret : ma sangle de 80 cm est encore trop courte pour les longs sanglons. Ce bestiau est monstrueux. Bref, me voilà partie dans les tréfonds de ma sellerie pour trouver une sangle un peu plus longue. J'en trouve bien une, mais élastiquée... Je sangle légèrement et on retourne en piste, pour du travail en main cette fois.

 

Ca se passe beaucoup mieux qu'en longe : Naran est collaborant, les flexions passent toutes seules, quasi sans résistance, et surtout en décontraction dans sa tête. Le travail aux 2 mains et quelques tours de piste plus tard, je ressors de piste pour aller au montoir. Et c'est ici que ça se corse (dixit un certain Napo). Le montoir, Naran n'aime pas. Donc je prends ma chaise que je balade au gré de son bon vouloir. En général, j'ai 3 essais, et le 3ème est le bon. Suffit d'avoir un peu de patience.

 

Premier essai manqué, normal. Second essai manqué, toujours normal. 3ème essai manqué, ça devient énervant. 4ème essai : pied à l'étrier, léger élan pour atterir le plus délicatement possible sur son dos, ça glisse, ça tourne et je m'éjecte aussi vite que je peux. Foutue sangle élastique! J'ai évidemment sanglé comme d'hab, sans trop insister... Naran n'était pas exactement à la verticale du montoir et j'ai du me déporter un peu... La selle a tourné, bingo! Heureusement, Naran n'a pas du tout paniqué, il a bougé de 2 pas. Brave dadou.

 

On désangle, on replace, on ressangle. Tant pis, cette fois, je le coupe en deux, du moins est-ce mon impression. Je n'aime pas les sangles élastiques, on ne sent pas sa force... Et en plus, cette sangle a les boucles non couvertes, chose que déteste Naran. Lui, il veut des boucles couvertes, qu'il ne sent pas, il bouge nettement moins. Donc à la une, à la deux... gros soupir... à la trois, et cette fois sera la bonne! 10 minutes pour me mettre en selle, record battu.

 

Le travail en piste sera léger léger léger... C'est une reprise, on monte nos gammes, on vérifie que tout va bien. De toute façon, mon cheval est dissipé comme pas possible : il y a des mange-dadous planqués dans tous les coins. Il fait des écarts et des petits bonds pour des pets de mouches. Je sais que ça va lui passer, ... à la prochaine séance. Là, on fait le minimum minimorum et c'est bien bon comme ça!

 

Tout ça pour dire : allez, j'ai quand même monté mon cheval! ... ça sera mieux la prochaine fois!

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:05
Mon merveilleux cheval...

Rien qu'au titre, il y a fort à parier que je risque de consacrer cet article à Naran, non? Gagné! Le côté à la fois si aléatoire et si solide de ses humeurs mériterait un dictionnaire à lui seul! Ici, je ne parlerai que d'une particularité de ce monstre de complexité : ses pieds! (quand on détaille un monument, faut bien commencer par la base, lol).

 

Quand Naran est arrivé à Montigny, il était pieds nus, et visiblement ses pieds n'étaient pas trop entretenus : le minimum syndical. On ne m'en a pas caché la raison : il ne tolérait pas qu'on s'occupe de ses pieds. Le maréchal et la pose de fers étaient tout simplement inenvisageables! Chouette, un défi en plus. Plus tard, en reconstituant son passé, j'ai compris qu'il avait été entravé à un mur, pratique courante dans sa région d'origine loin des préoccupations de respect animal.

 

J'ai donc relevé le défi de mettre des chaussures à Naran, à l'aide du maréchal... et du vétérinaire. La première fois, ce fut avec du domosédan, carrément. La seconde fois aussi, mais avec une dose un peu plus légère. La troisième fois, nous avons essayé le calmivet, et ça s'est bien passé : le maréchal agissait calmement, fermement, et Naran était de moins en moins contraint chimiquement. En tout, il fut ferré 4x sous calmant.

 

Et puis mon maréchal m'a dit : "On va résoudre ce problème avec la patience maintenant : il sait ce qu'on lui fait, il n'a plus été brutalisé, il accepte, on prendra le temps qu'il faudra, mais ca va bien se passer." Et ça s'est bien passé, hormis l'antérieur qui avait été entravé. Pour celui-là, le maréchal plaçait un clou, rendait le pied, changeait de pied et plaçait un autre clou ailleurs... Puis revenait au pied, plaçait un autre clou, et ainsi de suite... Il a fallu 2h 30 pour cette première sans calmants, avec au moins 2 kgs de bonbons, mais ils l'ont fait! Et ainsi, en une petite année en tout, Naran est devenu "ferrable". A part qu'il testait juste un tout petit peu les nouveaux apprentis... ;-)

 

Depuis 4 ans, je pensais que tous les soucis au niveau maréchalerie étaient donc résolus. Et puis voilà que je tombe malade, et que je dois me faire remplacer aux écuries, lors de la dernière ferrure il y a 7 semaines. Alors que je cuve fièvre et otite dans mon lit, le téléphone sonne... C'est mon père, gardien des chevaux quand je suis indisponible. "Peux-tu venir à l'écurie, s'il te plaît, nous avons un souci... avec Naran!".

 

Je me traine péniblement jusqu'aux écuries, et je trouve un cheval tout à fait paniqué dans son boxe, et 3 bonshommes passablement énervés : ils s'y sont mis à 3, et ils n'ont pas réussi à "capturer le fauve"! Il était dans son boxe, transformé en toupie, impossible de mettre la main dessus, ne voulant présenter que la partie la plus charnue de son individu. Je suis entrée dans le boxe, avec force bonbons... et j'ai un pauvre petit cheval tout malheureux qui a atterri dans mes bras, sur le mode "Môman, bobo! Les méchants monsieurs ont voulu m'attraper!". J'ai attrapé mon pauvre bébé... et lui ai tenu (moralement) le sabot tout le long du ferrage, pauv'ti chou!

 

Hier, le maréchal était là, comme d'habitude. Naran attaché, tout tranquillement, et plutôt en mode sieste pendant qu'on s'occupait des autres chevaux en même temps que lui. Et à un moment, je fais "Non, mais, hé, ho, les gars! Je veux bien qu'il est brave mon dadou, mais faudrait pas pousser!". La raison de cette exclamation : alors que mon maréchal était derrière en train de placer un fer, son apprenti ne l'a pas vu. Et il a tranquillement attrapé l'antérieur diagonal, pour riveter les clous du fer déjà placé! Et voilà mon brave cheval, sur 2 jambes, et même pas pesant sur les maréchaux, se laissant faire tranquillement une double manucure! La définition de Naran, c'est tout et son contraire! Ca doit être pour ça que je l'aime!

 

Ca valait vraiment le coup de leur tirer le portrait, non?

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:54
Le magicien sans Oz

Dimanche matin, 6.53. "Bang bang boum bang"... J'ouvre un oeil, très péniblement... Aurais-je entendu du bruit? Ma chambre est située à l'opposé des écuries, histoire de n'être réveillée, vu mon fragile sommeil, que par les choses TRES bruyantes. Je replonge dans un sommeil abyssal (non, même pas dans un rêve délicieux, trop fatiguant). 6.57 : "Bang boum boum BANG BANG!!!". Bon, cette fois, j'ouvre les 2 yeux, c'est sérieux, faut que je me pointe à l'écurie et fissa, il se passe quelque chose.

 

Je vous passe les détails d'une extraction difficile de mon plumard (ceux qui me connaissent savent), les autres détails pour arriver à enfiler au moins quelque chose de décent (ben oui, sait-on jamais que je croise un sanglier entre la maison et l'écurie, il pourrait faire un infar!), le chien tout content qui m'attend (dis, on sort, môman, on sort, dis? en faisant des bonds partout), le chat pas content (t'es pas bien, t'as vu l'heure?), et je saute dans mes bottes.

 

J'arrive presque à l'écurie quand déjà je distingue ... un petit trot, dont l'auteur, m'ayant repérée, opère un repli même pas discret. J'arrive sur les lieux du délit : cette fois, y'a pas à dire, le forfait est complet. Pour résumer la situation, j'ai pour l'instant 6 lascars qui passent la nuit en boxe, dans une écurie divisée en 2 parties : la "grande partie", et la "petite stabul". La grande partie abrite les pensionnaires, ainsi que Houdi et Dalgo. Dans la petite stabul, Grana est en boxe, mais Naran est en liberté relative : la porte extérieure est fermée, et il entre et sort de son boxe comme il veut. Pour séparer ces deux parties : une porte avec barreaux ET une chaîne, détail important. Jouxtant la petite stabul : le boxe de Filou.

 

Alors le forfait en question : Houdini s'est libéré, tout simplement... mais pas que! Comme il adore chipoter à tout, il a baladé la brouette dans la stabul, il a salué les copains, il a goûté le siège du tracteur (qui en a gardé un air un peu chiffonné), il a aussi joué avec un seau et goûté une barrière élastique non électrifiée attachée à l'intérieur. Mais ce qui a provoqué le grand bruit que j'ai entendu, ce n'est pas ça. Comme le petit s'embêtait un peu tout seul, il a essayé de délivrer les copains. Visiblement, les sécurités des boxes ont fait de la résistance... sauf sur la porte où je ne l'avais pas mis : la porte de la petite stabul!

 

Et donc j'avais Naran, d'un côté de la chaîne  (ouf, y'avait la chaîne) qui s'énervait copieusement de ne pas pouvoir aller en découdre avec TOUS les copains de l'écurie, qui tapait, qui faisait des petits bonds et qui discutait de manière musclée avec Filou; et de l'autre, j'avais Houdini qui cherchait quelle bêtise il allait encore pouvoir inventer, tout en faisant couiner tonton... Soyons philosophes : il n'a pas réussi à démarrer le tracteur...

 

Suite à son repli stratégique (quand je suis rentrée dans l'écurie, sa porte était grande ouverte, il était au fond du boxe et affichait l'air innocent d'un rhinocéros qui vient d'attraper un trèfle à 4 feuilles) et à l'humeur massacrante de Naran, j'avoue que la moutarde m'a quelque peu chatouillé les naseaux! D'abord, il y a eu fermeture manu-militari du boxe du coupable (avec languette de sécurité et petit verrou supplémentaire). Ensuite, il y a eu : "Naran, dans ton boxe, immédiatement!". Suivi d'un air penaud, d'un demi-tour et d'une mise en place quasi instantanée, style "Oups, môman fachée!" Puis il y a eu rapide remise en ordre en grommelant et retour à la maison.

 

Seulement on fait quoi quand on est tiré du lit à l'aube? Qu'on est parfaitement réveillé? Que de toute façon dans moins d'une heure il faut se lever? ... et que retourner dans les bras de Morphée n'est même plus une option envisageable. Eh bien on râle un coup, ensuite on s'installe confortablement dans un bon fauteuil et on bouquine au lever du jour! Ce moment de délassement vous était gracieusement offert par un poulain à qui je n'aurais jamais du donner un nom pareil! ... On a de l'humour ou on en a pas, en fait je pense que c'était ça la question existentielle d'Hamlet!

 

PS : depuis ce beau matin, non seulement ils sont tous en stabul la nuit, mais il y a un verrou supplémentaire au bas de la porte du petit comique. Rancunière, moi? Prévoyante, nuance.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 21:12
La vie en pantoufles

Il y a 2 semaines, Grana rentre de prairie sur 3 jambes, boitant fort bas. Je ne m'inquiète pas de suite : il suffit qu'elle ait trébuché dans l'infâme chemin de boue et de cailloux pointus qui revient des pâtures : nous y verrons plus clair demain. ... et le lendemain matin, ça ne va pas mieux. Du tout. Grana est vraiment sur 3 pieds, elle ne pose le 4ème que dans son boxe. Je la sors et la fais marcher sur sol dur : boiterie de 2/5. Je la fais marcher en piste : boiterie de 5/5. Et il y a une zone chaude et un poulx bien palpable. Allô le véto?

 

Lequel véto débarque le lendemain (oui, ce n'était pas une urgence absolue, ça pouvait attendre, quand même, et j'ai laissé ma belle dans son boxe, en compagnie de Naran). Je sors Grana du boxe devant le véto et il me fait rien qu'en la regardant : "Tu me paies quoi si je te trouve un abcès?" Ouf, mon dieu, si ce n'est que ça, me voilà bien rassurée. Le test à la pince précise les choses : Grana nous fait un petit sursaut sur une zone précise. Le véto prend sa rainette, racle un petit peu et nous trouve une jolie bleime. ... qui se débride toute seule : ça serait sorti en abcès dans les 24 à 48h. Mais ça touche le pied de chair... donc à protéger. J'ai un chouette véto : il arrive, il fait des trous dans les pieds de mes chevaux, et après, j'ai plus qu'à me débrouiller pour les reboucher proprement! Chic!

 

Le soir même, je fais un joli papin à ma belle : gaze, graines de lin, bande de protection, bandage et chaussure. Le lendemain, quand j'ouvre le bel emballage, ... ça pue là-dedans! ... On a évité l'abcès de justesse... Je refais un joli pansement, mais plus léger, avec de l'animalintex, un bandage et re-chaussure. 24h plus tard, au déballage, l'aspect est nettement meilleur, il n'y a plus d'odeur, c'est en bonne voie, mais c'est à vif. Je décide alors de passer à un traitement plus personnel. J'étais en effet censée alterner, en bandage fermé, graines de lin et animalintex pendant 5 jours. Or, de ce que je constate, une plaie, pour se refermer, a besoin d'air et d'être vascularisée. Dans un bandage, on est en milieu anaérobie et rien ne se referme. Quant à enfermer Grana en boxe, il ne saurait en être question!

 

Donc le 3ème jour, je mets juste quelques gouttes d'un mélange tout fait d'huiles essentielles destinées à la cicatrisation, et une chaussure, pour protéger la sole. Le résultat est étonnant : le soir même, la plaie commence à se refermer. 4 ou 5 jours plus tard, la rougeur du pied de chair a disparu. Et Grana se sent tellement bien qu'elle commence à revivre : elle refait des petits bonds partout, on va dire! ... Et alors que je vais la récupérer en pâture, elle ne porte plus que la guêtre de sa chaussure! Et elle ne boite même pas!  Fouuuuuuuuuuuurte! comment je fais, moi, pour trouver une pantoufle à la pointure de Cendrillon la veille du WE?

 

Branle-bas-de combat, tout le monde sur le pont, les copines à la rescousse, et un bon sellier bien achalandé pas trop loin, le lendemain, Grana a une nouvelle chaussure! Ouf! ... Elle passe 2-3 heures en pâture et puis, comme son pied est bien protégé, qu'elle est en pleine forme, je décide de partir en balade avec elle et Naran. Seulement voilà, il y a une étape obligée avant de partir en balade avec Grana : "le défouloir". Une petite séance de longe indispensable, qui ressemble en général à un déplantage de betteraves.

 

Et en plein défouloir, Grana nous fait effectivement un démarrage pas piqué des hannetons et ... zoup-là! Une chaussure volante! Le record de longévité de chaussure vient d'être battu : 2 heures! Bon, la guêtre a tenu, c'est juste la chaussure qui s'est déchaussée, et désolidarisée de sa guêtre sur une petite longueur de couture... Un petit nettoyage, et on renfile le peton dans la pantoufle. ... Et puis on se fait notre petite balade, tranquille pépère peinarde. Et Grana est contente, contente! Cette jument est très facile à vivre en fait, quand on la comprend! ;-)

 

A ce jour, Grana est toujours en boxe la nuit, pied nu; et en pâture la journée, avec sa fameuse chaussure. Le trou se rebouche gentiment avec le mélange d'huiles dont je mets quelques gouttes chaque jour. Je pense que d'ici une bonne quinzaine, elle pourra se passer de chaussure pour ressortir. Tout est donc bien qui fini bien! J'espère aussi pouvoir la laisser pieds nus et ne lui mettre des chaussures que quand nous irons en extérieur.

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 20:18
Mes animaux médiateurs

... Tout dernièrement, je me suis trouvée dans une situation fort délicate. Je devais rappeler quelques règles et les faire respecter impérativement à une personne avec laquelle le dialogue est difficile, voire impossible. Nous n'avons rien en commun, absolument rien, mais il est parfois nécessaire de communiquer pour arriver à coexister. Or donc, je convoque cette personne chez moi, espérant que sur mon territoire, l'interlocuteur sera moins impressionnant, et peut-être plus perméable.

 

Mon interlocuteur se carre dans un fauteuil et commence à m'écouter, pas vraiment amène. Et au fur et à mesure que je parle, je sens le désaccord qui monte... Les arguments tombent, et me disent que je n'ai ni à récriminer ni à incriminer, parce que "l'autre partie" a été  plus que correcte dans nos arrangements. Bref que je n'ai rien à dire! ... sauf que ce n'est pas mon point de vue. La tension est palpable... jusqu'au moment où mon brave Eliot vient s'écrouler sur les pieds de mon interlocuteur, qui commence à le caresser machinalement, et en devient beaucoup moins revendicatif.

 

Patiemment, je réexplique mes attentes, mes aspirations et surtout mon désir de trouver une solution constructive : je ne veux pas de dispute, je veux des solutions. ... Et là, impérial, arrive mon Charlie. Sans façon, il saute sur l'estomac de mon interlocateur et s'installe, à l'aise, relax. Mon chat, quoi! ... Et en un coup, en face de moi, je n'ai plus une personne qui lutte, mais j'ai quelqu'un de détendu, qui caresse mes animaux, qui parle avec moi, et qui essaye aussi de trouver une solution... Mieux, qui en trouve, avec moi.

 

Un moment plus tard, nous nous quittons (à regrets pour les animaux, qui étaient si bien installés), la situation est éclaircie, ce qui devait être dit a été dit, des solutions ont été trouvées, et tout le monde s'en trouve bien soulagé, moi la première! ... et je dédie cet article à Charlie et Eliot, mes merveilleurs médiateurs.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 20:50
Les bricolos

... et pendant que Filou se dore au soleil (si, si, on a eu une après-midi de soleil cette semaine! Enfin, quelques belles éclaircies, quoi, ne soyons pas trop difficiles), mon cher père a décidé de réparer les gouttières de l'écurie. Ce n'est pas qu'il n'y avait pas de gouttières à l'écurie, c'est que Houdini a jugé utile de les relooker à sa façon. De gouttières, il n'y a donc plus! J'ai enlevé les dernières reliques machouillées la semaine passée...

 

C'est donc en pataugeant dans la boue jusqu'au boulet (pour nous, c'était jusqu'à la maléole) que nous trainons longerons, gouttières, boite à outil, visseuse-foreuse, etc... Nous ne sommes pas seuls. Outre Filou qui fait les yeux doux au soleil, Flame qui copie son frangin, il y a aussi Houdi, qui suit les opérations d'un oeil absolument passionné! Chic, on va se distraire.

 

Il faut savoir que mon paternel, (sans déformation professionnelle préalable pourtant) est d'un style "chirurgien" quand il travaille : ... mètre... visseuse... vis... longeron... pas bouger... Nous avons l'habitude de travailler ensemble, et en général, je fais très bien la "petite main", sauf que là, je suis pas seule sur le coup, Houdi, de plus en plus intéressé, commence très vite à vouloir participer activement d'abord à l'exploration de ma personne, puis à celle du chantier.

 

En pratique, ça donne donc : "Visseuse... Non, Houdini, pas mes lacets... Longeron... Non, Houdi, rends-moi mon bonnet... marteau... Non, Houdi, y'a rien dans ma poche... gouttière... NON, HOUDI, PAS L'ECHELLE!!!!!!!!! Dès que j'ai les mains libres 3 secondes, ça se traduit par des grattouilles absolument partout sur mon poulichou, au comble du bonheur. Avoir l'aubaine de profiter de moi par un jour de beau temps, le pied! Et qu'est-ce qu'il est gentil, ce poulichou, malgré ses bêtises. ... malgré sa taille, ça reste mon poulichou.

 

Et il va rester tout l'après-midi près de nous, à se faire chouchouter, et à me faire un léchouillage des rares parties découvertes de mon anatomie digne des meilleurs produits démaquillants! ... quelques mètres plus loin, il y a les copains. Et quand nous déménageons le chantier, tout compte fait, les copains, ils ont aussi envie de se faire dorloter. Me voilà donc prise en sandwich entre Flame (dont la grande baveuse s'active sur mon oreille droite) et Filou (dont la baveuse s'active sur ma joue gauche). Tout va bien, j'adore ça et eux aussi! Ce petit manège tout mignon-trognon va dûrer un bon quart d'heure... La mamy des 2 précités étant indisponible pour l'instant, j'ai l'impression qu'ils se rattrapent sur moi : ils sont adorables!

 

Les travaux se termineront à la nuit tombée, toujours en compagnie des dadous, qui ne lacheront pas mon cher père d'une semelle... quitte à vouloir ranger ses outils avec lui (non, Houdi PAS le marteau!!!!!). ... Je vous raconte pas le bonheur quand il faut faire le tour des clôtures avec de pareils zigotos... on en redemande!

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 17:22
Malade... et garde-malade

Ca faisait quelques jours que Dalgo était immobile, toute la journée ou presque, juché sur les rares petits monticules secs autour de l'écurie. Faut dire que l'hiver ne nous a pas gâtés. Entre les trombes d'eau qui inondent le terrain et le pourtour de l'écurie; et un (adorable) poulain qui s'est chargé de la démolition des gouttières, je peux me lancer dans l'élevage de grenouilles, elles seraient à l'aise. Tout est sous 10 à 20 cm de boue. Et mes chevaux ne sont ni des palmipèdes ni des camargues. Donc ils pataugent, toute la journée, dans la bouillasse. Les travaux sont prévus... au printemps... (ils devaient être faits pour l'hiver, bien sûr).

 

Hier matin, donc, je garde Dalgo (qui d'ailleurs refusait de sortir) à l'écurie et j'examine ses pieds. Pas bien compliqué de comprendre ce qui se passe : boite cornée gorgée d'eau et toute molle, et fourchette noire... 3 pieds sur 4 sont atteints, et chauds : fourchettes pourries. Fourte (je reste polie). Première mesure : assécher, et donc mettre le loulou au sec. Seconde mesure : bien nettoyer, pour évaluer plus précisément les dégâts et voir s'il y a lieu d'appeler le maréchal, le véto ou les 2. Une amie vient obligeamment me tenir le dadou pendant que j'applique le premier traitement pour désinfecter un peu. Quel cheval adorable : alors que je l'oblige à se tenir sur des pieds douloureux, il ne bouge pas d'un poil et se laisse faire même lorsque je gratte et sonde les pieds.

 

Le premier jour au boxe se passe sans aucun souci : c'est le malade le plus facile que j'aie jamais eu à garder à l'écurie (je ne supporte pas de devoir enfermer un cheval). Aujourd'hui, second jour, petit souci : c'est moi qui suis malade. Rien de grave, que de l'habituel : une grosse crise de migraine. Je soigne donc vaille que vaille, et pour que Dalgo puisse faire quelques pas, je laisse la porte de son boxe ouverte sur l'aire de pansage (6x7 environ), qui est séparé de la stabulation par des fils élastiques électrifiables. Il a de l'eau, du foin, sa litière est propre et épaisse, je peux retourner dormir sans soucis.

 

Lorsque je reviens à midi, Dalgo va bien. Il fait les yeux doux à Grana, qui est dans l'autre stabul de l'écurie et qui termine son foin... Et surprise : dans la litière de Dalgo, il y a Houdi! ... qui a passé le fil élastique... qui a renversé le seau... fini le foin... fouillé la litière... exploré un peu tout... C'est vrai que ça manquait un peu de bêtises de poulain, ces temps derniers. Bon. je remets de l'eau, du foin, et laisse les 2 compères ensemble : que pourrait-il bien se passer, tout est sécurisé. Et je m'en retourne cuver ma migraine, comateuse.

 

Retour à l'écurie sur le coup de 16.00... et vision d'horreur! La brouette est cul par dessus tête, son contenu répandu dans toute l'écurie, Houdi a fait le ménage à sa façon. Il y a des crottins partout. Le seau d'eau a visiblement subit un traitement de choc vu ses formes improbables. une corde machouillée aussi... Bon, il est temps de mettre un terme à cette courte (et fructueuse) carrière de garde-malade. Un petit fil électrique plus tard (ouh la vilaine), Houdi comprend que passer les élastiques, ce n'est pas l'idée du siècle.

 

Un peu de foin, un seau d'eau fraîche, sa litière nettoyée et retapée, Dalgo réintègre ses appartements, seul, et en meilleure forme : il est moins "sur des oeufs" et ses fourchettes ne sentent pas... Quant à moi, je retourne encore me reposer un peu, et nous verrons bien comment évoluent ces fourchettes d'ici demain... J'ai encore un paddock "de secours" herbu et non inondé, qui ferait peut-être bien le bonheur de mon malade... que je déteste décidément tenir en boxe.

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