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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 18:41

Lundi, je consulte la météo : temps exceptionnel pour cette semaine. J'empoigne mon téléphone : c'est le moment où jamais : l'opération castration du petit monstre est lancée. Le rendez-vous était fixé ce mercredi matin à 10.00. Plein soleil, pas de vent, pas de mouches, on ne pouvait demander mieux. Les vétérinaires (ils étaient 2) sont arrivés à 10.15, après avoir été faire une petite excursion dans les campagnes (c'est si simple d'arriver à Montigny, pourtant!).

 

J'avais mis les compagnons de Houdi dans le paddock voisin, mon grand jeune homme était donc seul, licolé, et un peu surpris de nous voir débarquer dans sa prairie en nombre. Il est venu de lui même dire bonjour, tout inspecter, et faire connaissance. Le véto qui opérait, le trouvant bien confiant, a d'emblée voulu lui tondre une zone d'encolure. Ooooooh, un mini-monstre qui fait "Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr"! Sursaut de Houdi, et puis plus rien. Pour faire l'intraveineuse de tranquilisant, ce fut un peu plus sportif : Houdini a attrapé le même truc que sa mère : au moment où on pique, il envoie un coup de boule!

 

Quand il faut, il faut : on a donc eu recours au tort-nez, ce qui a moyennement calmé le garnement, qui a quand même baladé son petit monde à sa suite. Après l'intraveineuse, la perfusion fut mise en place et le bébé a commencé à vaciller... mais à ne pas vouloir tomber! Bien sûr! (c'était ça que j'appréhendais le plus : la chute et le réveil). Il a joyeusement bousculé tout le monde, s'est arc-bouté selon un angle pas possible, puis s'est enfin effondré en masse... à 10 mètres du "bon endroit", mais bon!  Là, tout a été relativement vite : entraver pour sécuriser la zone de travail, régler le goutte à goutte, et les mains habiles du chirurgien ont fait ce qu'il fallait, aidé du second véto. Amandine, assistante improvisée, a pu mettre les mains à la pâte, tenir les pinces, faire les noeuds. Je n'ai rien vu, j'étais occupée à la tête de Houdi, à lui parler et à le rassurer, pendant que ça travaillait la-derrière...

 

Quand tout a été terminé, désinfecté, spritchoulé de produits et autres, le premier véto a enlevé les entraves et s'en est allé, appelé par d'autres cas. Le second véto est resté pour assister le réveil du poulichou. Qui, pour le coup, a pris tout son temps... Il a fait quelques tentatives, complètement infructueuses, en se rendormant entre les coups... La consigne du véto pour Amandine était simple : "Tu restes assise sur l'encolure jusqu'à ce qu'il t'envoie bouler, c'est qu'il sera prêt à se relever". Amandine a fait de son mieux : Houdi a eu un sursaut pour la dégager, elle a voulu se remettre sur son encolure et "POC", elle a pris un grand coup de boule sur le nez! Qui s'est mis à pisser le sang... Evacuation d'Amandine vers des lieux plus sûrs, poche de glace, anti-douleur, et prudence prudence. Alors qu'Amandine regagnait doucement l'aire de tous les dangers, le vétérinaire a entrepris de lui expliquer ce qui s'était passé. "Alors tu vois, il a eu un sursaut... et..." Et à ce moment-là, Houdi a de nouveau sursauté, et cette fois, c'est le mollet du vétérinaire qui a fait "POC"!

 

Là, nous avons décidé, pour la sauvegarde de nos petites personnes, d'assister ce réveil à distance, mon poulichou n'était pas d'un modèle standard point de vue caractère en état de faiblesse. Et on s'est contentés de tenir le bout de la corde... et de s'écarter en voyant plusieurs fois de suite mon pauvre Houdi se gameller lamentablement à nos pieds, sans nous laisser l'aider sans s'affoler. Quand enfin, il a trembloté sur ses 4 guiboles, telle une gélatine, j'ai découvert, avec surprise, que je ne pouvais plus bouger! Je faisais un pas, il faisait un pas... Je refaisais un pas, il refaisait un pas! Ah ben oui, nous avions oublié une donnée importante : "Môman-bobo!", la tête dans mes bras. J'avais promis à mon poulichou que je ne le quitterais pas, il m'a prise au mot! Et je n'ai effectivement pas pu le quitter pendant encore une bonne demi-heure. Le soir même, l'appétit était bon et il était en bonne forme. Ouf, bonne chose de faite!

Coup de scalpel

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Published by Pascaline Martin
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