Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 21:53
... comme sur des roulettes!

Dimanche matin, il fait beau, il fait même un peu chaud, les chevaux sont relativement propre, et nous sommes bien tôt à l'écurie pour les faire "tout beaux"! L'opulente crinière de Grana nécessite un petit brushing, et la queue de Naran un rasage au plus près! Et Séverine et moi, on s'y met! La voiture est déjà chargée, le van est accroché, nous n'auront que quelques minutes de retard sur l'horaire initial pour charger les chevaux, ouf!

 

L'embarquement, une formalité, voyons! Grana montant dans le van comme un charme, Séverine l'embarque la première. Le temps de boucler la barre de recul, je mets la corde sur l'encolure de Naran et hop, il grimpe tout seul dans le van, sans l'ombre d'une hésitation! Il irait jusqu'au bout du monde avec sa chérie! Bonne chose! Et en route.

La route n'est d'ailleurs pas bien longue : une douzaine de kilomètres à petite allure (ça tournicote beaucoup) pour arriver sur un parking réservé aux vans, fléché et encadré, à l'abbaye de Maredsous.

 

Le temps de décharger les dadous (ça va tout seul), de repasser un petit coup de brosse et d'accueillir avec bonheur mes parents pour nous aider (enfin, surtout moi) à monter en selle, et nous entendons le cortège des chevaux qui arrivent pour la bénédiction. A vue de nez, il y en a plus d'une centaine. Voilà qui suffit amplement à mettre Grana en mode "surchauffe". Naran, comme toujours en pareille circonstance, est sage comme une image. Grana lui tourne autour, histoire de lacher un peu la vapeur.

 

Et nous voilà dans le court cortège qui nous mène au parvis de la Basilique, où nous allons recevoir la bénédiction du grand saint. La sécurité est un peu précaire : les badauds traînassent entre les chevaux, les p'tits vieux avec une canne, les poussettes pleines d'enfants bouche bée (les parents aussi, bouche bée, et inconscience en prime). Si un cheval fait un écart, c'est l'accident. Séverine et moi essayons de maintenir autour de nous deux des distances de sécurité : comportement d'étalon oblige... Enfin, nous sortons du parvis, avec un petit ouf de soulagement et le petit pain béni... sauf que là, nous sommes prises dans les voitures de touristes qui envahissent les lieux, qui se faufilent partout, nous coupent le devant, pilent sous notre nez... Ambiance un peu foire...

 

Retour au van, où nous casons nos gentils dadous avec un bon filet à foin. Naran calme, Grana calme, Severine va au ravitaillement tandis que je monte la garde. Et puis on inverse les rôles. Renseignements pris, je décide que nous ne suivrons pas l'itinéraire du rallye balisé, histoire d'éviter les cavaliers d'extérieurs un peu fous-fous qui fréquentent ce genre d'événement. Pas de risques inutiles pour mes chevaux. Nous rentrerons par les petits chemins.

 

Après cette pause, nous rhabillons les chevaux (à califourchon pour moi cette fois), et nous mettons en route. La sortie du parking s'avère périlleuse : il y a un sens giratoire et nous sommes pris dedans, au milieu des voitures, des motos, des touristes à pied... et des conduites inconsidérées! Nous arrivons enfin à rejoindre un piétonnier, qui descend vers Maredret. Et puis nous remontons dans les bois... Superbe chemin pour arriver à Denée, que nous traversons : joli village de pierre bleue.

 

Un court passage le long d'une route plus fréquentée, qui nous fait cotoyer une faune de DINGUES. J'ai vraiment les chevaux les plus gentils du monde que pour se faire frôler à des vitesses improbables, assaisonnés de gestes obscènes, d'injures, de queues de poisson, de remises de gaz... Ce sont les motards qui sont les mieux élevés, qui ralentissent, et qui font bien attention aux réactions de nos chevaux. Les conducteurs du dimanche, ce sont les pires!

 

La dernière partie du trajet, ce seront les paisibles chemins de campagne vers Montigny, ceux où il n'y a encore personne... Juste quelques voitures, des piétons souriants, des cylcistes prudents, un héron blanc... et pas de chasseurs! Que j'aime mon petit coin de paradis pas encore envahi de touristes. Pourvu que ça dure encore de longues années. Merci à mes chevaux pour cette superbe journée, et à Séverine pour sa compagnie.

Partager cet article

Repost 0
Published by Pascaline Martin
commenter cet article

commentaires