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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 15:22
Motivation zéro pointé

Alors, après une mauvaise période (migraine sur migraine sur migraine), quelques pépins de santé supplémentaires (5 jours toute plate dans mon lit) et quelques jours pour récupérer un peu, hier, dans un sursaut et grâce à une amie encourageante, je m'en vais quérir le Naranou. Facile : suffit de l'appeler. L'espoir de la bouffe ramène tout le monde à l'écurie en un temps record en ces temps de "régime" à l'herbe verte.

 

Un bon pansage plus tard (on traduit par lui avec un kg de poils en moins et moi avec un kg de poils partout), je prends le temps d'oindre mon dermiteux dont les quelques crins sauvegardés essayent de repousser. Je vais non seulement terminer couverte de poils, mais dégageant une délicate senteur d'huile de cade! En route pour la séance de longe.

 

En pratique ça donne une longue discussion sur le sens de la longe (on est moyennement d'accord), le départ (il n'est pas d'accord), quelques levades (je ne suis pas d'accord), l'allure (on s'accorde comme on peut), et la durée de l'opération (il est pour le minimum syndical, moi pas). Mais on y arrive, si, si! Et sans s'énerver en prime. Pendant ce temps-là, Grana s'époumone à appeler son mâle. Ca aide beaucoup à la concentration.

 

La suite, c'est seller, brider, et travail en main. Seller, c'est un roman avec Naran. S'il est attaché, il tire au renard, donc je détache systématiquement, et le laisse brouter, seul moyen pour lui de se détendre pour passer ce mauvais moment... Sauf qu'il se gonfle, l'animal. Et pas qu'un peu. Résultat concret : ma sangle de 80 cm est encore trop courte pour les longs sanglons. Ce bestiau est monstrueux. Bref, me voilà partie dans les tréfonds de ma sellerie pour trouver une sangle un peu plus longue. J'en trouve bien une, mais élastiquée... Je sangle légèrement et on retourne en piste, pour du travail en main cette fois.

 

Ca se passe beaucoup mieux qu'en longe : Naran est collaborant, les flexions passent toutes seules, quasi sans résistance, et surtout en décontraction dans sa tête. Le travail aux 2 mains et quelques tours de piste plus tard, je ressors de piste pour aller au montoir. Et c'est ici que ça se corse (dixit un certain Napo). Le montoir, Naran n'aime pas. Donc je prends ma chaise que je balade au gré de son bon vouloir. En général, j'ai 3 essais, et le 3ème est le bon. Suffit d'avoir un peu de patience.

 

Premier essai manqué, normal. Second essai manqué, toujours normal. 3ème essai manqué, ça devient énervant. 4ème essai : pied à l'étrier, léger élan pour atterir le plus délicatement possible sur son dos, ça glisse, ça tourne et je m'éjecte aussi vite que je peux. Foutue sangle élastique! J'ai évidemment sanglé comme d'hab, sans trop insister... Naran n'était pas exactement à la verticale du montoir et j'ai du me déporter un peu... La selle a tourné, bingo! Heureusement, Naran n'a pas du tout paniqué, il a bougé de 2 pas. Brave dadou.

 

On désangle, on replace, on ressangle. Tant pis, cette fois, je le coupe en deux, du moins est-ce mon impression. Je n'aime pas les sangles élastiques, on ne sent pas sa force... Et en plus, cette sangle a les boucles non couvertes, chose que déteste Naran. Lui, il veut des boucles couvertes, qu'il ne sent pas, il bouge nettement moins. Donc à la une, à la deux... gros soupir... à la trois, et cette fois sera la bonne! 10 minutes pour me mettre en selle, record battu.

 

Le travail en piste sera léger léger léger... C'est une reprise, on monte nos gammes, on vérifie que tout va bien. De toute façon, mon cheval est dissipé comme pas possible : il y a des mange-dadous planqués dans tous les coins. Il fait des écarts et des petits bonds pour des pets de mouches. Je sais que ça va lui passer, ... à la prochaine séance. Là, on fait le minimum minimorum et c'est bien bon comme ça!

 

Tout ça pour dire : allez, j'ai quand même monté mon cheval! ... ça sera mieux la prochaine fois!

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Published by Pascaline Martin
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