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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 12:24

Ca fait longtemps, non? Ma plume était en vacances... au soleil, je suppose! Elle est revenue juste à temps pour vous conter deux petites anecdotes dignes du folklore montignyen!

 

Or donc, il y a 2 jours, le sieur Naran était attendu à 10.00 pétantes à la clinique de Liège. Motif : ses problèmes respiratoires ne s'arrangent pas trop, et je voulais qu'on aille explorer ça d'un peu plus près. Mon prince des Asturies étant toujours le roi de l'impro, la question première était de savoir s'il consentirait à embarquer, bien sûr. Une amie devait m'accompagner. La voilà qui se désiste la veille du transport  vers 21.00... Impossible de trouver quelqu'un pour la remplacer bien sûr. Je prends le parti de positiver : il VA monter! Pour le reste, peu me chaux. Hum.....

 

Lundi, 8.15, Naran est prêt, calme, tranquille, il a bien mangé, je l'emballe soigneusement, je l'emmène jusqu'au van... dans lequel il monte avec la grâce d'une fleur d'hibiscus! Tandis qu'il s'intéresse de très près à la provision de carottes prévues, j'ai tout le temps de sortir, de faire le tour du van et de mettre les barres. Fantastique, non?

 

J'empoigne le tape-cul, un peu récalcitrant, et ... Gnnnnnnn.... il se soulève péniblement de 5 cm.... Je réempoigne ce fichu tape-cul, et je gagne... 2 cm en plus... Oh non, purée, pas ça! Le verin à gaz est calé... Je vais chercher une cale, puis deux, puis trois cales... Et je n'arrive pas à soulever ce tape-cul de plus de 60 à 70 cm... L'heure tourne. Naran est quand même un peu étonné de m'entendre grommeler, puis jurer, puis incendier les cieux, pour ce facheux incident. Me rendant compte qu'il me faut de l'aide, je téléphone à un voisin : aux champs. Second voisin : absent. Troisième voisin : occupé. Finalement, c'est l'apprenti de mon garagiste qui accourt, et qui m'aide à fermer ce fichu van!  Nous n'auront que 30 minutes de retard à notre RV, et le retour se passera sans annicroche. Juste que j'ai 2 magnifiques bleux aux avant-bras : non, je n'ai pas lésiné sur mes efforts, mais j'ai nettement présumé de mes forces!

 

Endéans les 24 heures, ce fichu  verin a été réparé, nom d'un p'tit bonhomme, c'est que j'avais un autre transport à faire, moi... Mais franchement, je m'attendais pas à cette blague de mauvais goût!

 

24 heures plus tard, me voilà donc repartie à travers les campagnes namuroises pour transporter deux "longues-oreilles" de leurs appartements d'hiver à leurs paturages d'été. Embarquement sans trop de pépins : ça réfléchit beaucoup, un âne, mais ça réfléchit bien, et ça prend la bonne décision, soit 10 minutes pour embarquer. Très raisonnable, je trouve. Le propriétaire des herbages estivaux m'avait averti : chez lui, après un étroit chemin, il n'y avait qu'un petit parking, sans possibilités de manoeuvres. Il me proposait donc de dételer le van, de lui faire faire demi-tour à la main, et de le réatteler... Gloups... Mon van fait 800 kgs... ça ne me semblait pas trop réaliste surtout sans connaître la nature du sol : si c'est un sol lisse, ça passe, mais sur du gravier ou de la dolomie, c'est pour se casser le dos, même si on est en nombre.

 

Nous arrivons à la propriété, toute cachée par une longue haie. Et je vois le petit chemin. Que je me propose de prendre en marche arrière. Premier tournant négocié : nickel. 50 mètres en marche arrière plus loin, second tournant. Bon, ok, on y va : nickel aussi! Et puis là, je découvre vraiment "l'allée"... Un chemin carrossable, de la largeur d'une voiture (mon van est un modèle XXL, largement débordant de ma jeep), avec juste 2 sillons en gravier. D'un côté : un tallus. De l'autre côté, un long grillage.... la longueur : environ 300 mètres. Argh, mais c'est quoi ce piège!!! Me voilà partie avec mon précieux chargement pour une longue, longue, longue, longue marche-arrière, avec 15 à 20 cm de sûreté de part et d'autre... Tous les conducteurs de vans me comprendrons... Je m'en suis sortie en 10 minutes, sans pression. Mais on m'avait pas dit qu'il fallait que je repasse mon permis de conduire une remorque, avant de transporter "Mimie et Séraphin"! Lesquels sont arrivés à bon port, et profitent à présent de verts paturages. Tout s'est donc bien terminé pour tout le monde, et je crois que je suis parée pour les manoeuvres en van!  

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Published by Pascaline Martin
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