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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 16:08

P1040915.JPGCe matin, beau soleil d'hiver, piste à peu près fréquentable, pas de migraine, pas de crise de fibro, ok, c'est bon, je vais monter! Yes.  Je soigne tout mon petit monde (ça bouffe de l'énergie quand même), je fais mes boxes, et puis je pars à la pêche au Naranou. Ce petit coquin est parti avec les deux poulains dans le nouveau paddock, là-bas tout au loin (enfin, pas si loin quand même, juste au bout des patures, quoi).

 

Bon! Je prends ma corde et je patine-glisse-dérape (il n'y a pas de mention inutile) pas élégamment du tout jusqu'à l'étendue d'herbe boueuse nouvellement colonisée qui leur sert de lieu de détente. Naran semble content de me voir, je lui met la corde autour du cou (c'est assez symbolique, c'est juste le signal pour venir avec moi) et nous nous mettons en route. Ca, c'est sans tenir compte de l'avis de Houdini.

 

Il fait tiède, j'ai un entier de presque 21 mois, en pleine forme (et formes), avec plein de joyeuses hormones dedans, qui ne demande qu'à faire le con. Ni une ni deux, il charge Naran. Qui pour ne pas me bousculer latte un coup le poulain et serre les fesses. Comme le "petit con" s'acharne, je lache Naran, afin qu'il puisse se défendre au mieux. Commence alors un charivari dans la prairie... du plus bel effet! Ca galope à gauche à droite, ça volte, ça virevolte, ça se charge, ça cabre, ça latte dans tous les sens, un vrai feu d'artifice. Je m'écarte prudemment, même si je constate que mon poulain m'évite plus que soigneusement.

 

Alors que ça semble un peu se calmer, je tente de récupérer mon Naranou.... Et zhou, le "petit con" en remet une couche! Après quelques tentatives, je laisse tomber, et je regarde le spectacle joyeux qui s'offre à moi : Naran broute tranquillou dans son coin tandis que les poulains jouent à qui mieux mieux, mais dès que je m'approche, Naran aussi se met de la partie... Ca cabre, droit, droit, droit! Ca tient, ça retombe l'un sur l'autre... et puis y'en a un qui s'effondre, qui roule sur le dos (... mais non? pas ça!), tandis que l'autre lui retombe dessus. Ca se relève comme si de rien n'était, et hop, c'est reparti de plus belle! C'est beau cette jeunesse! Et non, je n'ai pas d'apn avec moi, je venais, je le rappelle, chercher mon cheval pour le monter. Ce qui donne Naran : 1, moi : 0. Retour à l'écurie pour moi, bredouille.

 

Début d'aprem, je remets le couvert, avec un argument comestible : un petit seau de bouffe me ramène tout le monde au petit trot, et j'en profite pour y pêcher ma monture. Que je panse rapidement, que je selle, bride, et zhou, au boulot. Oui, mais voilà... Il n'y a plus le beau soleil du matin, mais un ciel couvert sans être menaçant... La douce chaleur est partie. On s'échauffe, gentiment... Naran a autant d'énergie qu'un mollusque, il n'a envie "de rien". On tourne de gauche, de droite, on fait nos gammes, avec autant d'enthousiasme que deux limaces neurasthéniques. Je suis juste bien au fond de ma selle et mon cheval n'a juste envie de rien faire... à part regarder l'horizon lointain pour aller promener. Et moi pas le coeur de le bousculer.

 

Nous la ferons donc courte, brève et sans bavures : 20 minutes de basique et c'est bon comme ça... Quand le dieu ne veut pas passer, faut pas s'acharner. Quelques gâteries au Naranou, je lui remets sa bâche sur le dos histoire de m'épargner le pâté en croûte à brosser demain, et retour en pature... Sauf que cette fois, je le mets avec ses copines Lily et Grana... qui lui ont gardé un peu de foin. Et je m'en retourne au chaud... y'a des jours comme ça, où ça veut pas.

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Published by Pascaline Martin
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