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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 17:42

Naranou-et-moi-10-2011.jpgIl est des remises à plat et des remises au travail qui s'imposent. Ca fait une petit moment que je stagne dans mon travail avec Naran. La faute à ... un peu tout! Naran me sert de cheval d'école pour l'une ou l'autre élève, et les "petits boutons" sont à chaque fois un peu chamboulés, même s'il se comporte vraiment très bien. Je n'ai pas non plus toujours le temps de le monter en piste : quand le temps est beau, l'appel de la balade est bien plus fort que celui du bac à sable, surtout si je dois accompagner des élèves! Et puis travailler sans professeur, sans miroir, seul même si c'est dans un des plus beaux coins de campagne qui soit, c'est tout sauf évident.

 

Barbara, qui avait découvert mon beau bai dans les fourches il n'y a pas si longtemps, est donc venue m'aider à me remettre en selle de façon aussi correcte et classique que possible. Madre de dios, y'a du boulot! Il y a aussi mes limites physiques, que je m'efforce d'oublier pour travailler entièrement et correctement mon Naranou. Alors allons-y! Les jambes : pas assez en arrière, et talons pas assez descendues pour que le mollet soit au contact balant du flanc du cheval. Avec la selle de doma, un vrai plaisir. Mes mains, mes fichues mains, qui montent à des hauteurs absolument déraisonnables et qui se durcissent dès l'abord du travail de 2 pistes... Ma tête, toujours un peu penchée en avant : je vais monter avec une minerve, c'est pas possible! Et cette assiette, qui peut devenir épouvantablement douloureuse quand enfin, après un échauffement long et laborieux, monsieur mon cheval daigne livrer son dos. Las, mon dos à moi me dit zût! Et je serre les dents!

 

Pour Naran, nous rencontrons un souci au galop à droite. En début du travail de galop, il galope en 4 temps : une horreur! Et bien sûr il ne tient pas ce galop, et passe par une espèce d'aubin fortement improbable et aussi confortable qu'une vieille piste africaine! Le but est donc d'arriver à lui faire tenir ce galop sans galoper à sa place, pour enfin pouvoir décontracter les jambes et se concentrer sur toutes les autres choses qu'on peut faire au galop, à part simplement galoper! Quelques laborieux efforts plus loin, Naran galope en 3 temps, tient l'allure et je peux enfin positionner mes jambes de façon détendue et efficace. Ouf. C'était juste question de dérouiller l'animal, qui est aussi rapide qu'un diesel marin à se mettre en train... Mais qui a une condition de fond plus qu'honorable, heureusement.

 

90 minutes plus tard, mon cheval n'a plus un poil de sec (il n'est pas le seul), et la douceur climatique n'y est pas pour grand'chose. Mon brave petit Naranou a travaillé, vraiment travaillé, nous avons tout passé en revue, les boutons sont remis correctement en place, mon assiette a retrouvé un semblant de stabilité, je suis enfin détendue (demain, je vais numéroter des muscles dont j'ignorais l'existence!) et tout est remis à plat pour continuer à travailler dans le bon sens (enfin, j'espère!). Ce que je retire de ce cours est tout à fait paradoxal : je n'arrête pas de répéter à mes élèves de descendre leurs jambes, de respirer, de se décontracter, d'être entre tonicité et souplesse... de faire leurs coins ou de ne pas les faire... d'utiliser des aides simples et discrètes... et j'ai autant besoin qu'on me le rappelle à moi aussi. Il est rassurant de savoir que mon enseignement va dans le bon sens, mais si je pouvais le mettre en pratique, ça serait encore mieux!  Un énorme merci à Barbara pour ce solide coup de main : ça fait du bien!

 

 

 

 

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Published by Pascaline Martin
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