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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 21:03

P1060231.JPGNous sommes fin janvier, il fait exceptionnellement doux... et pluvieux! On enchaîne jour de puie sur jour de pluie... Et on profite des jours sans pluie pour sauter sur son cheval... quand la santé est d'accord, of course! Et ce mercredi, ce n'était pas vraiment le cas : j'avais bien soigné les dadous ce matin, mais gros coup de fatigue en rentrant... J'entreprends donc de relever mon courrier, quand mon téléphone sonne  : JC, mon maréchal, est exceptionnellement libre d'occupations, et nous aimerions tous deux confirmer que Dess est toujours montable avant que je le prenne au travail. Mais comment s'arranger?

 

Et là, tout va très vite : JC disponible, moi aussi (la santé suivra, et puis voilà!), n'hésitons pas : au boulot, là, maintenant, de suite! Je charge ma voiture : 2 bridons (un petit droit et un pelham, on verra ce qui convient), ma bonne vieille County qui va à tous les chevaux ET à mon fragile popotin, bombe, chaps, gants, cravache, et je débarque chez JC une petite heure plus tard. Dess est déjà dans le marcheur, à se dérouiller tranquillou avec Rawit. Oh que j'envie ce marcheur à JC : c'est une bénédiction pour détendre les chevaux et les mettre en petite condition avant une séance de boulot ou quand on n'a pas trop le temps de bosser : 20 minutes de marche sur un large cercle dans un bon terrain, et sur une courbe peu serrée, c'est une bénédiction. Entre 2 averses, clairement, sous nos climats, ça le fait!

 

Passons donc aux choses sérieuses : bridon. Premier essai : le bridon d'extérieur de Naran, avec son petit droit. Essai transformé : même pas besoin de changer quoi que ce soit : tout est bon! La selle se pose, s'adapte, est juste bien. On met la longe en colbert et en route pour la piste en schiste. Oui, il n'y a pas de piste en sable, ici, je suis chez un meneur, qui préfère un sol plus portant, et s'est en l'occurrence servi d'un matériau local. Dess essaye bien de me dépasser, mais un petit rappel à l'ordre lui remet en tête son contrat de distance : il regarde un peu tout mais est très respectueux.

 

Petit travail à la longe pour commencer : au pas, sur cercle et tête en bas.  Ah oui, il y a aussi le vocabulaire à adapter... pour ralentir, c'est "Frrrrrrrrrt" assez fort... Pour maintenir une allure, c'est "frrr, frrr, frrr", tout doux. Pour le trot, c'est "hatt". Pour le reste, c'est assez classique... J'introduis une nouvelle donnée : "en bas". Je le répète constamment en pianotant sur la longe tout légèrement. Dess s'incurve et vient doucement se détendre, encolure horizontale. Dès qu'il est en bonne posture, je l'encourage et mes doigts détendent et donnent. JC comme moi, nous apprécions de longer des "libellules", des chevaux qui ne pèsent à rien.

 

Dans la foulée, Dess étant tout à fait coopératif, JC me hisse (oui, je sais, c'est toujours aussi pénible, lol) sur ce grand dadais de 165 au garrot (minimum!). Il craint la première foulée, pour ce jeune cheval de 4 ans, qui n'a plus été monté depuis une bonne année. En effet, Dess a été débourré monté brièvement puis de suite mis à l'attelage. J'apprécie beaucoup qu'il prenne attention à mon intégrité physique : le but n'est effectivement pas d'aller tester l'élasticité du terrain! Mais tout va bien, très bien même. JC et moi allons refaire toutes les étapes d'un "débourrage" express en 15 minutes : balade en longe, prise des commandes, marche à côté et puis... la liberté.

 

En liberté, tout va toujours aussi bien... Beaucoup mieux à gauche qu'à droite, cependant... Autant à gauche, Dess est allant, se plie, ne tombe pas; autant à droite, ça coince clairement sur tout le côté. Un point de faiblesse dans l'encolure, les postérieurs qui ont du mal à pousser correctement, et un cheval qui est plus haut de derrière que de devant. Ca se sent très fort dans ma profonde selle de dressage... Pourvu qu'il ne baisse pas la tête au sol, je ferais toboggan!  J'insiste donc à droite, droite, droite toute! les cônes d'attelage sont très utiles pour calibrer les cercles puis les voltes, on est de suite beaucoup plus précis que dans une piste nue.

 

Mais mon élève se blase un peu et ralenti la cadence, pour ne pas dire qu'il n'avance plus et que mes jambes fatiguent. Je demande donc à JC de me passer ma badine. Je monte toujours avec une badine, vu la faiblesse de mes jambes (petit pépin handicapant que je traîne depuis longtemps). Rapide désensibilisation à la badine, Dess bronche à peine, mais le message passe de suite : cheval allant, répondant, plaisant. Nous travaillons encore une dizaine de minutes et ça suffit comme ça. Dess n'est pas fatigué pour 2 sous, moi non plus, mais nous avons remis les bases en place pour continuer le travail monté : le but est donc atteint.  Retour à l'écurie, où ce gros nounours me fait un gâté calin énorme en se blottissant de son énorme tête dans mes bras! L'oeil de son proprio est plutôt rigolard : il semblerait que les chevaux m'aiment bien et qu'ils soient démonstratifs en prime... Chance : j'adore ça!

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Published by Pascaline Martin
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