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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 15:33
166-6605 IMGLe check-up mécanique se fera de concert avec l'approche du mental. Par un hasard heureux, une majorité de chevaux ibériques ont croisé ma route. Parmi ceux-ci, plusieurs "cas" : terrorisés, caractériels, dominants, et j'en passe...
La toute première chose, primordiale et sécuritaire, c'est d'établir un respect mutuel : simple question de bon sens et de lois physiques! Un cheval pèse 600 kgs, un humain en pèse 10x moins. Si le cheval n'est pas respectueux de "la bulle" de l'humain, la relation ne va pas être très équilibrée...
C'est donc ce qu'on va travailler en absolue priorité : le respect. Ce respect va dans les 2 sens : s'il exige du cheval un respect absolu, l'humain doit avoir suffisamment de feeling pour se faire comprendre et inspirer ce respect.
L'humain mettra aussi un maximum de chances de son côté en se servant d'un langage et d'un matériel approprié. Des gants pour manipuler un cheval aux réactions trop vives épargnent les brûlures. Un licol en corde rappelle au cheval en appuyant sur des points spécifiques un bref moment qu'il convient de céder. Des visites "gratuites" en prairie, pour entretenir de bons contacts en dehors des séances de travail, seront vite appréciées. Une vie aussi proche que possible du naturel ne peut qu'équilibrer l'individu.
Pour rappel, le cheval est un herbivore transhumant vivant en troupeau. En clair, il est fait pour vivre dehors continuellement, pour bouger et pour manger non pas une verte prairie bien grasse, mais de hautes herbes dures ou de l'herbe rase, et pas seul. La vie en boxe est un leurre et un confort pour l'humain, et il serait temps que les mentalités évoluent à cet égard.
Avec le respect vient aussi la confiance : il est primordial de ne jamais mentir à un cheval, de ne jamais le trahir. Surtout s'il a été maltraité par le passé. Si on veut établir une collaboration avec lui, il faut lui faire confiance et qu'il puisse aussi faire confiance à l'humain. Il suffit parfois d'un matériel non adapté pour briser momentanément cette confiance (par la douleur par exemple) alors qu'une maladresse de manipulation (un geste brusque par exemple) ne sera déjà plus perçue comme menaçante.
Les chevaux sont aussi très tactiles et ont un épiderme hyper-sensible : ils sentent un moucheron les effleurer. Les remercier pour un mouvement réussi par de grandes claques dans l'encolure, c'est comme envoyer une douloureuse bourrade aux épaules d'un camarade : un geste à repenser... Quoi de plus simple que d'approcher sa main de l'encolure et de gratouiller un point sensible quelques secondes?
L'ouie fait partie de leur "kit de survie" en tant que proie : elle est très développée. Pour cette raison, il me semble important de se servir de sa voix. Encore faut-il savoir s'en servir, c'est à dire "ressentir" ce que l'on dit, et le demander de façon à ne pas mettre le cheval en défaut de compréhension. Mettre un cheval à la voix, en commençant par du travail à la longe, et pour moi le moyen le plus sur d'avoir un partenaire confiant et sécurisant, qui tout en conservait une part de ses instincts de survie, tiendra toujours compte de la présence de l'humain.
Ces quelques lignes ne sont qu'une toute petite partie de l'infinité de moyens qu'on peut mettre en oeuvre pour lier une relation avec un cheval... avec tous les chevaux en général. J'y reviendrai certainement!

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Published by belgiumamazone
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