Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 22:29

Ludwig-en-automne.jpgSamedi matin, 8.15... Le regard un peu vague, j'émerge... Au radar, j'écarte les tentures du living : 2, 4, ... 5! Ok, le compte y est, les chevaux sont là. Je peux m'habiller et déjeûner tranquille avant d'aller soigner tout mon petit monde. ... Comme vous l'aurez peut-être compris, je ne suis pas, mais alors pas du tout "du matin". Le réveil est long, pénible et douloureux. Donc tous les gestes sont calculés, et il faut éviter de me perturber, parce que sinon, ça ne tourne pas très bien! Allumer la radio (musique classique volume faible, merci), petit déjeûner avec chocolat chaud (sinon je retourne me coucher!) et pancake au choco (sinon je fais grève), déguster le tout collée au radiateur en évitant de réfléchir.

 

Et on y va : une bouteille d'eau chaude pour la ration de Naran, mon bonnet et mes gants chauffés sur le radiateur, la doudoune d'écurie, les chaussettes et les bottes fourrées, le chien qui fait des bonds partout : c'est parti... (pas trop vite, s'il vous plaît!). Tandis que je chemine vers l'écurie (30 mètres de la maison), y'a un truc qui me chiffonne. On dirait bien que... Ludwig est... comme en arrière-plan de la clôture! Nom de Zeus! Mais il a foutu le camp, l'andouille!!!

 

Là, en un coup, ça réveille! J'attrape une corde, coupe le courant et vais à la rencontre du fugitif... avec Eliot... Je passe la clôture (qui n'est pas cassée, c'est déjà ça!), m'approche... et le chien décide de me donner un coup de main! Ben tiens, il est content de voir son copain! Et je n'ai plus un, mais 2 kangourous dans le champ du voisin... Rappeler le chien, rejoindre Ludwig, ... qui revient à fond la caisse chez les copains tandis que j'atteins l'endroit où il était 2 secondes plus tôt. C'est celà, oui, certes, ne nous énervons pas... Et qui c'est l'andouille dans tout ça, mmmmh?

 

3 aller-retours plus tard, Ludwig a la corde autour du cou. Et on essaye de passer le fossé. Peine perdue. Je saute, Ludwig ne me suit pas, Eliot nous encourage, et zhou, c'est reparti pour un tour  de champ au grand galop... O mon dieu, que voilà un samedi qui commence bien. Je repatauge dans le champ pour rattraper Lulu, et on repart vers l'arrière de la propriété. Toujours accompagnés d'Eliot, absolument ravi de l'aventure et qui s'en donne à coeur joie. Je vais le tuer.

 

Tandis qu'on contourne tant bien que mal les patûres (mais pourquoi est-ce si bien clôturé chez moi qu'il faille faire tout le tour pour rentrer?) je repense au petit damart que j'ai enfilé ce matin pour ne pas avoir froid... Si l'idée de base était bonne, le résultat dépasse toute espérance : je suis en nage... On prend le sentier de Montigny, on arrive dans la cour, puis à l'écurie. J'enferme mon fuyard dans son boxe et... constate que je n'ai plus de chien!

 

Demi-tour, je remonte vers la ferme voisine en hurlant façon putois ... et je vois une queue en panache qui se balade nonchalament 50 mètres plus loin. Si j'avais une carabine, je tire à vue! Ce brave petit toutou qui fait craquer tout le monde ne doit pas avoir la conscience si nette que ça... vu le temps qu'il met à revenir à mes pieds... lesquels me démangent furieusement de lui faire découvrir leur pointure de près, d'ailleurs!!!

 

Retour à l'écurie, bis. Chien lié. Chevaux rentrés. Je prépare le picotin : carottes, mélange, pré alpin, médicaments, eau chaude (heu... tiède!)... et Ghislaine et Manon sont déjà là! J'ai juste une heure de retard... et quelques envies de meurtre! Ou de cuisine raffinée à base de gigot de cheval assaisonné au poil de chien! Je passerai encore une heure à réparer ces maudites clôtures... Tout en sachant que Lulu s'en fout éperdûment : entre son épaisse crinière et son imper, il ne sent pas le courant... Rien que de penser à la prochaine évasion, ... je retourne dans mon lit, tiens!

Partager cet article

Repost 0
Published by Pascaline Martin
commenter cet article

commentaires