1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 12:04

Cours hier avec Isabelle, nouvelle amazone. Qui a une appréhension au galop. Appréhension que j'estime qu'il faut pouvoir régler au plus tôt, à cali ou en amazone, sinon on ne va pas pouvoir progresser. La peur est mauvaise conseillère et communicative.

 

Pour ce faire, Ghislaine me prête aimablement un des 2 maîtres d'école de l'écurie, le sieur Fax, qui est absolument génial pour une mise en confiance et qui commence à très bien travailler à la voix, sinon en liberté. On le selle avec sa KN  (Karl Niedersüss, sellier autrichien) tout confort, spécialement adaptée à nos morphologies féminines et à nos cuisses rondes. La selle est "close contact", creuse pour caler sans coincer, et donne une descente de jambe naturelle. Voire...

 

Isabelle monte en selle et a déjà réglé ses étriers. Premier constat : elle monte sur la pointe des pieds. Je raccourcis les étriers d'un trou, afin qu'elle POSE le pied talon bas, et pas qu'elle s'appuie sur la pointe : on n'est pas des ballerines! C'est pas bon, la jambe est contractée du haut en bas, le tomber ne tombe pas, la cuisse reste obstinément oblique, et l'assiette est... Au fait, c'est quoi l'assiette?  Après un temps de marche et de crispation qui ne me plaît absolument pas, je demande le trot, enlevé. Misèèèèèèère! Un trot de débutante, assis-debout forcé et saccadé, sur des mains pas trop fixes mais heureusement totalement inactives pour l'instant. STOP!!!! On arrête tout!!! Et on reprend depuis le début.

 

Je demande à Isa de lacher ses étriers, et de se redresser, puis je prends ses genoux et ses bas de jambes, et j'étire dou-ce-ment en arrière, jusqu'à amener ses cuisses à un tomber proche de la verticale. A un moment, j'entends un "cloc", je m'inquiète, mais non, tout va bien : je n'ai rien croqué à Isa, son bassin s'est juste mis en place. Même opération pour la seconde jambe, et enfin, on ajuste les étriers... 4 trous plus bas! Isa est enfin assise en selle, sur le triangle ischions-périnée, et plus sur le triangle ischions-fesses, en bonne posture de balancier. Ca change tout évidemment, et ma cavalière ne se trouve pas mal à l'aise.

 

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Bon, c'est pas tout ça, mais maintenant qu'elle est bien positionnée en "statique", il va falloir qu'elle y reste en mouvement. Première question, pas bête du tout : "Dis, je fais comment pour avancer?" Eh oui, on en revient au B - A - BA. Que m'importe, ça me semble tellement primordial, cette mise en selle, que pour moi, on ne sait rien bâtir si elle n'est pas acquise. J'explique du mieux que je peux avec beaucoup de plaisir.

 

Fax part au pas, tranquille et chaloupé, et Isabelle semble apprécier. Elle a un physique de cavalière, aux longues jambes, elle est souple et semble tout à fait en confiance entre Fax et moi, on passe donc rapidement au trot. Waouh, quel changement : tantôt, j'avais un "petit pois sauteur", maintenant, j'ai un début de liant d'assiette. On fait 2 ou 3 sessions de trot, en faisant bien attention que la cavalière reste détendue et ne s'essoufle pas. Si elle s'essoufle, elle se crispe, et si elle se crispe, elle rebondit.

 

Au moment où elle ne s'y attend pas (pour ne pas la crisper), je demande le galop à Fax, il fait 2 grandes foulées puis se cadence tout seul dans son "galop de rêve" : et c'est parti pour "que du bonheur". Une cavalière assise, réellement assise en selle, jambes descendues, mains libres, qui se met dans l'allure et... qui sourit... puis qui rigole... Et quand on s'arrête qui en redemande (tout comme Fax d'ailleurs, il adore ça, lui!). Je peux même lui demander d'allonger et de raccourcir le galop à l'assiette, elle a compris le mouvement et elle s'applique.

 

Quant à moi, je suis contente : un cours comme ça, ça me fait l'effet d'un bon rayon de soleil : Isa ne montera plus jamais pareil, et j'espère bien lui avoir donné le goût de cette découverte.

 

PS : Isa est revenue 2 jours plus tard, pour une grande balade, en totale décontraction. Et on a galopé, Daho et Isa en tête! C'est pas beau la vie?

 

PPS : Et Isa est revenue une semaine plus tard, pour refaire une séance de position, où elle a réinventé le mouvement perpétuel, sur le fameux "petit galop de rêve" de Fax : c'était trop bon, elle voulait plus s'arrêter!

 

PPPS : Et j'ai enfin une photo pour illuster l'article, ouf! 

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Published by Pascaline Martin
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