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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 22:49

Pascaline_20130427-0917.jpgVivre avec des chevaux, les avoir avec soi et chez soi 24h/24, 365 jours par an, c'est le paradis et l'enfer réunis. Ce qui fait pencher la balance pour vivre comme ça : l'amour et l'humour, je crois! ;-) Prenons un jour comme les autres, et voyons ce que donne cette journée quand tout va bien, et en parallèle quand tout va... moins bien!

 

Jeudi, 8.30... Je me pointe à l'écurie, les chevaux m'attendent, comme tous les matins... Ils rentrent dans leurs boxes dans le bon ordre, sans moufter, reçoivent le picotin et mangent tranquillement pendant que je mets le foin. Je les lache dans le bon ordre, chacun part vers son tas de foin, je balaie l'écurie, fais les boxes, et time... Le tout est expédié en une bonne heure, deux heures s'il y a des boxes à nettoyer "à fond". Et tout est déjà prêt pour le soir n'avoir plus qu'à assurer le minimum.

 

Le même jeudi, 9.00... Merdouille j'arrive pas à me réveiller, normal j'ai pas dormi, la faute à Charlie... Bon, là, de loin, m'a bien semblé qu'il y avait un blème, mais quoi? Alors là, sur les 6 derniers mois, j'ai le choix : un mur s'est effondré à l'entrée de l'écurie. Pas grave : l'entrée est plus large, c'est beaucoup plus confortable, et il n'y a pas eu de blessés! Ouiche, sauf que 1 mètre cube de pierre de meuse en plein milieu de tout, avec une porte cassée et des débris à enjamber, ça le fait pas! Donc appel à l'équipe (mon merveilleux paternel!) pour m'aider à déblayer : on y a passé la journée!!!

 

Variante : les chevaux sont au fond du pré et regardent vers l'écurie d'un air méfiant, alors qu'ils doivent mourir de faim et m'attendre impatiemment... Et en m'approchant, je comprends : un petit malin a voulu jouer avec le fil électrique... et un isolateur s'est cassé. Le fil traîne par terre en faisant ce "tac-tac-tac" que redoutent les équidés (en même temps, c'est fait pour!).Couper le courant, remplacer l'isolateur, retendre le fil, remettre le courant, et rentrer tout le monde un par un... Ils ont peur, les pauvres choux!

 

Con variationi, nous avons aussi : "tiens, ils sont tous dans la stabul, pourquoi? ..." Et à l'autopsie, ça donne : "Ok, ils ont pété les ressorts, transformé toutes les couvertures qui étaient sur les portes des boxes en tapis, crottiné partout, c'est le bor-del!" Rentrer tout le monde, donner à manger, nettoyer et ranger les couvertures, sortir 2 brouettes de crottins de la stabul... et me dire que ça sera pareil ce soir, parce qu'il fait trop moche pour donner le foin dehors. Groumf...

 

Sur le même thème, on peut broder avec l'eau. Il y a quelques jours, j'oublie de débrancher le tuyau qui va du robinet d'arrivée principale aux bassines. Après une nuit à -12°, évidemment, c'était un peu gelé. "Pas grave", me dis-je, je m'occupe des chevaux, je vais tremper ce truc dans de l'eau chaude à la maison, et je reviens mettre à boire à tout le monde!". Eh bien il faut croire qu'ils n'étaient pas d'accord avec la suite du scénario. En pratique, ça a donné : une heure plus tard, je branche le robinet, la première bassine se rempli, et Naran se précipite pour boire goulûment, et Houdi fait de même. Arrive la pataude Miky, qui pour être sûre qu'on ne lui pique pas la bassine, met un pied dedans! Moi pas contente. La bassine décrit un magnifique vol (pas) plané et atterit 2 mètres plus loin, son contenu répandu, au moment où Miky a étanché sa soif.

 

Je rattrape la bassine, la remet à sa place, et entreprends de la remplir à nouveau. Grana arrive, suivie de Houdini qui reprendrait bien une petit lampée, et ils boivent tout calmement. Le bon dernier est Scotch, et l'aire autour des bassines ressemble à une pataugeoire... Alors le p'tit poilu, histoire de bien faire les choses, met carrément ses 2 pieds dans une bassine, pour boire dans l'autre! J'en reste bouche bée, et je vois de nouveau la bassine décrire une élégante arabesque en se vidant de son contenu... Non, je ne rêve pas ce poney en lasagne, mais c'est tout comme! Et de recommencer à remplir les bassines, qui ne sont toujours pas pleines, bien sûr.

 

Prochain épisode : les accidents de brouette...

 

 

 

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Published by Pascaline Martin
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commentaires

delylle 18/10/2013 06:34

C'est tellement vécu! Bravo pour ce récit. J'ai moi même eu les chevaux à la maison pendant 25 ans! Ils sont en pension depuis cet été et ... j'ai enfin du temps libre! Maison apprend tant de
choses sur eux et sur nous-même...