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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 20:53

P1030952.JPGLa météo n'a pas menti : il a fait beau presque toute la journée... jusque 18.00... Et puis plouf! A priori, c'eut donc pu être une belle et bonne journée, bien remplie! Il n'en fut rien : "Dame M", alias cette foutue migraine, s'est invitée dans ma tête dès l'aube, pour me tenir compagnie jusqu'au milieu de l'après-midi. Là, j'ai enfin trouvé un peu d'énergie pour faire mes boxes, tandis que Ghislaine préparait Ludwig pour sa première séance de travail.

 

Première chose, que nous nous efforçons de faire comprendre à Ludwig depuis qu'il est à la maison : le respect. Il est gentil, très gentil, trop gentil, Ludwig, mais il est aussi délicat qu'un bulldozer! Et il a de magnifiques pieds, fraîchement chaussés, avec une facheuse tendance à s'en servir pour transformer les nôtres façon "queues de castor"! Il le fait pas exprès, non, juste qu'il est un peu "bourre-dedans" naturellement, comme pas mal de frisons d'ailleurs!

 

Ghislaine l'a donc préparé, harnaché et manipulé en piste, jusqu'à se mettre en selle. Et les choses sérieuses ont commencé : marcher droit à suivre la piste, faire ses coins, les premières figures... Ludwig est gaucher, comme la majorité des chevaux : à main gauche, tout va mieux. A main droite, c'est un peu plus flou : il se dérobe au mouvement, il est raide et fuyant. Donc nous avons travaillé les incurvations d'abord larges puis plus serrées, d'abord à la bonne main, puis à la mauvaise. En alternant les exercices, en changeant de main régulièrement, en passant du confort à l'inconfort et inversement. L'élève se révèle doué : il comprend immédiatement, que c'est plaisir à voir.

 

La cavalière doit, pour faire ce travail, être confirmée et confiante, sûre de ses mouvements. Elle doit sentir les choses, pour y répondre immédiatement de manière adéquate. Pour moi, c'est un travail qui ne se fait jamais seul, mais à deux, avec constamment un observateur pour le cheval comme pour le cavalier : un miroir en quelque sorte. Nous avons commencé et terminé par des flexions d'encolure : pour Ludwig, ce n'est vraiment pas un problème : il est d'une souplesse confondante. Le pépin, c'est qu'en mouvement, l'encolure reste toujours aussi flexible, tandis que la masse du corps l'est beaucoup moins. Tout ceci sera travaillé au fil du temps, car maintenant, c'est ce qu'il nous faut : du temps.

 

La séance de travail terminée, le petit noireaud a regagné l'écurie dans le calme, puis est parti rejoindre ses copains en patûre au grand galop : il devait avoir beaucoup de choses à leur raconter!

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Published by Pascaline Martin
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