Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 20:33

545398_4667549974024_1275757934_n.jpg Reprenons donc le cours du temps : l'automne est pour moi la plus belle des saisons. Et au milieu se place en général la fête de la St Hubert, occasion de sortie dans l'un ou l'autre lieu, et à l'ambiance à nulle autre pareille. Les trompes de chasses, ça me file la chair de poule, c'est automatique! Cette année, j'étais fermement convaincue d'en faire au moins une, de St Hubert. Pour participer à celle de Villers-la-ville (ma préférée), làs, je n'étais pas libre. J'ai donc décidé de participer à celle de Dinant, en me joignant à un groupe constitué.

 

La fin de la semaine arrive, la météo a l'air suffisamment clémente que pour ne pas nous rincer au moins pendant quelques heures, et je commence à organiser les choses, après avoir pris un très rapide contact avec la responsable du groupe. Laquelle fait les choses dans la tradition, comme je les aime : tenue de concours, tapis blanc, chevaux piontés et nattés, bandagés, ... Ca me va très bien. Le temps ayant soudain rétréci et l'horaire se précisant, je décide de porter Naran au manège la veille, afin d'être à pied d'oeuvre le dimanche matin tôt.

 

Je rassemble tout mon matériel, je fais tous les cuirs, je retrouve même un tapis blanc en forme de selle amazone (mauvaise idée, ceci dit, on en reparlera!) et je dépoussière au mieux mon brave cheval avant de l'embarquer pour un court voyage en soirée. Arrivés sans encombres sur place, je souris : ben oui, évidemment, tout est sans dessus dessous au manège et il n'y a pas de boxe pour mon brave dadou. On m'en libère un, que Naran intègre avec délices. Normal, il déborde de paille. Et moi de prendre une fourche et de vider généreusement le trop plein de litière chez les voisins. Un p'tit bisou et j'abandonne mon loulou dans une écurie étrangère... Je déteste ça...

 

Le lendemain matin, 5.30, je nourris les chevaux de la maison au lance-pierre avant de sauter dans la voiture pour cavaler jusque Dinant. Naran est sage comme une image, il mange bien, il a bien dormi mais... il a des jambes comme des poteaux! Normal, il ne dort jamais en boxe... Je le panse, je le pomponne, je le polishe, il est nickel... et nous sommes bien trop à l'avance... C'est l'affolement dans le couloir : tout le monde est en retard : il faut encore bandager, vernir les sabots, trouver les tapis blancs, s'habiller... Ca court dans tous les sens, et je donne bien volontiers un coup de main. Au moment de se mettre en selle, alors que j'ai aidé tout le monde, je demande à mon tour un coup de main... Personne. Qu'importe, je me débrouille.

 

Nous nous mettons en route vers la ville... Et au bout de 200 mètres arrive ce qui devait arriver : Naran a dégonflé et perd ses bandes. La très (très très très) gentille dame de la voiture suiveuse s'aventure courageusement sous le monstre qui fait des petits bonds partout ("Eh, les copains, attendez-moi!) pour enlever ces scrogneugneu de bandages! J'ai jamais aimé ça, je sais pourquoi! L'an prochain, je le guêtre, nom d'un schtroumpf!

 

Passé ce petit épisode, nous arrivons en ville et passons la Meuse. Ouiche, il faut préciser que dans notre groupe, il y a une piétonne, qui tient un gentil petit étalon en main. Et quand le groupe démarre au trot, eh bé notre piétonne, elle y perd son souffle et abandonne bien vite la course. Et qui c'est qui récupère la demoiselle et son cheval et les escorte  jusqu'au point de RV dans le calme? Voilà Naran dans un rôle qui lui va comme un gant : "tonton". Il a de l'entraînement, faut dire.

 

Le cortège se passe sans heurts : nous sommes très bien encadrés, il y a peu de haltes, les chevaux ne s'énervent pas, et tout se passe au mieux. J'ai pris Céline-la-piétonne et son cheval sous mon aile, et notre petit quatuor chemine de concert sans aucun pépin au milieu des piétons bien imprudents, des poneys, des chevaux qui bougent un peu. Je suis terriblement fière de l'attitude impeccable de mon beau prince des asturies : rien ne le perturbe.

 

Alors que nous repartons du bas de la ville pour une dernière boucle avant de rentrer, je suggère à Céline de "couper la boucle", et de prendre un peu d'avance sur le peloton pour remonter au manège. Ca monte comme sur un toit, Céline n'a pas de souffle, son cheval n'a aucun entraînement et je n'ai pas envie que Naran chauffe à suivre un troupeau. Nous entamons donc la très belle côte vers le manège... On fait 100 mètres... Et Céline n'en peut plus! Bon, ben quand faut y aller, hein... Je propose à Céline de remonter à son rythme et je prends son cheval en dextre. On essaye petit bout par petit bout : Naran coopère remarquablement, et le petit entier ne moufte pas (trop). A mi-côte, nous sommes rattrapées par le gros de la troupe...

 

Inutile de dire que si ce matin, j'étais une amazone incognito, là je passe carrément pour une originale qui se balade avec un spanish un peu chaud-show ... et accessoirement un p'tit entier en longe... Discrète, moi? Rarement...  On papote, on rigole, puis insensiblement, le groupe me dépasse...

 

Ils marchent juste un peu plus vite que le petit entier, qui peine à suivre. Naran, lui, il aimerait bien faire autre chose et être autre part. Seulement voilà, y'a pas le choix, tonton, on a charge d'âme.  Je rends son entier à sa propriétaire et nous rentrons sans encombres. Je rentrerai donc (presque) jusqu'au centre équestre avec 2 chevaux, alors que j'étais partie avec un seul... Vu sous cet angle, c'est rentable, une Saint-Hubert, je trouve... ;-) Remettre le matériel en ordre, préparer Naran à rentrer à la maison, et voilà encore un souvenir mémorable à engranger parmi d'autres...

 

68040_457884997591197_547073416_n.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by Pascaline Martin
commenter cet article

commentaires