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Antares titre

 

antares2Lassée de mes demi-pensionnaires (et surtout de leurs propriétaires), j’ai décidé de m’acheter mon propre cheval. J’en avais les moyens, et les installations. Et puis Clarissa vieillissait… Mon expérience équestre de l’époque : je croyais m’y connaître, modestement…
 

J’ai commencé par en dresser le portrait idéal : hongre bien dans sa tête, pas trop grand (moins de 1.60…), Pur race espagnol, pas blanc, mis en basse école. A l’achat, ça a donné : étalon légèrement timbré et chaud comme un lapin, 1.52 m (ça, c’était bon !), blanc comme neige (ben voyons !), mis à n’importe quoi dans le désordre, comme au tiercé quand on ne gagne pas !
En bref, j’avais eu un coup de foudre équin ! Et quel coup de foudre : Antarès était tout simplement magnifique… du moins quand il a été un peu retapé : une bonne centaine de kilos pour lui refaire une silhouette, un peu de musculation pour que son chignon d’étalon ne tombe plus, une école de patience pour qu’il ne se croit pas sur le pas de tir de Cap Canaveral à la moindre occasion...

 

Antarès, c'était surtout… une gentillesse, une douceur… uniques ! Très attentionné envers moi, il ne m’a jamais bousculée. Protecteur, j'ai souvent dormi dans son boxe sous sa garde... Il veillait sur moi dès qu'il le pouvait, dès que le lien de confiance a été assez fort et qu'il a compris que moi aussi, je veillais sur lui.

 

Il a-do-rait qu’on le papouille de tous côtés (au point de perdre l’équilibre quand on lui gratouillait le ventre…), qu’on s’occupe de lui, qu’on le rassure. Les hommes ne l’avaient pas gâté : il suffisait de regarder son chanfrein pour le savoir… La première fois que je l’ai lâché en prairie, il n’a pas voulu me quitter, et nous sommes revenus au boxe de concert : il n’avait jamais été en pâture... Pauvre Antarès que bien des gens ont traité de « fou », je savais qu’il y avait de l’or dans ton caractère.

 

Encore un cheval qui se sentait bien mieux, monté en amazone : plus de jambes pour lui faire peur, moins de contraintes, et une amazone légère qui lui faisait confiance… Il en devenait magnifique, mon bucéphale à l’énorme encolure si parfaitement rouée…
Et j’ai du le vendre, bien malgré moi, heureusement à celui qui le méritait, et qui a pris soin de lui jusqu’à la fin…


A ce cheval si unique, je dis merci de m’avoir fait découvrir un monde magique. Puisse Antarès galoper tranquillement derrière le Rainbow Bridge, entouré comme il sied aux seigneurs, d’une cour de juments joyeuses …

 

Antares1

 


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