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Matador titre 

Matadore1La première fois que j’ai vu Matador, je me suis dit « Ce cheval n’est pas pour moi ! ». C’était un grand croisé hanovrien-trakhener, toisant 1.83 au garrot, et tonnant… 800 kg au bas mot. Et je l'ai pris en pension... bien sûr!

 

Son physique : ingrat, on peut le dire. De la ganache, pas d’encolure, un dos juste correct, des membres lourds : pas vraiment un prix de beauté… Un peu beaucoup pour mon 1.60 mètre et mes 55 kg de l’époque… Je l’ai essayé, sur une selle infâme : il était bien brave, mais son éducation avait été réduite au strict minimum d’un cheval d’obstacle de seconde catégorie : sauter, sauter, sauter… Il tournait avec la grâce d’un porte-avions, et était aussi léger en bouche qu’un engin de chantier sans direction assistée.

 

Mes prétentions équestres de l’époque étaient telles que cette « légère imprécision » dans le travail ne me heurtait pas outre mesure… Et puis, quand la bise de l’hiver fut venue, je me rendis compte à quel point j’étais dépourvue de connaissances équestres, mon « instruction » ayant été réduite à des heures et des heures de manège, sur des montures diverses, et sans autre pédagogie qu’un moniteur hurlant au milieu du bac à sable, nous apprenant la loi du « tire-pousse ».

 

Tourner dans le carré de sable sans but, très peu pour moi. J’ai donc commencé à reprendre des cours, cette fois avec un écuyer, militaire de carrière, passionné de dressage, et qui m’a beaucoup appris, pendant les 4 ans qu’a duré cet écolage. Entretemps, Matador est devenu le plus brave des chevaux, mis à toutes les sauces, dont celle de l’amazone, et il s’en portait bien, ma fois !

 

Mon écuyer-professeur, en tout cas, en fut très vite convaincu. Mon grand cheval si massif devenait une élégante monture de dame, sous la selle à fourches. Il travaillait de mieux en mieux, et ce fut mon premier cheval mis en amazone. Quel plaisir ce fut !

 

Il est parti de mes écuries, après 7 ans d’une très fructueuse collaboration. Il avait 18 ans, et commençait à souffrir d’arthrose. Ce fut lui, mon premier vrai « cheval d’école », même si je n'en ai jamais été la propriétaire.

 

Matadore2

 

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